SÉJOUR 2020

 du dimanche 26 juillet au samedi 1er août 2020

Vacances Chrétiennes

Suite aux mesures sanitaires à respecter dans le cadre de la lutte contre la COVID, nous ne pouvons assurer comme prévu l’organisation des Vacances chrétiennes
du 26 juillet
au 1er août.

 Au cas où vous seriez intéressé(e) pour suivre cette semaine d’enseignement, vous pouvez contacter
Marie-Thérèse Le Bellec
46 rue de Fécamp – 75012 PARIS
06 73 43 15 14 – andremariethe.lebellec@orange.fr

Sept jours pour vivre un temps de ressourcement spirituel et d’agréables moments de convivialité.

« Les Vacances Chrétiennes » s’adressent aux familles, aux couples, comme aux personnes vivant seules.
Durant cette semaine de vacances chrétiennes, ce sera l’occasion, pour chaque participant.e, d’approfondir sa relation avec le Christ, à Lui laisser petit à petit prendre toute Sa place dans nos vies, comme nous le rappelle sans cesse le Pape François.

Ces vacances chrétiennes favorisent la mise en pratique des « cinq essentiels » déjà mentionnés dans les Actes des Apôtres : la vie de prière, la vie fraternelle, la formation, la vie de charité et de service, enfin le souci de l’évangélisation.

Quelle est la spiritualité du Mouvement des Communautés de la Sainte Famille ?

Le Mouvement est ouvert à toute personne, quel que soit son état de vie. Il se veut familial, qu’il s’agisse de la famille humaine ou de la famille spirituelle.

Le Mouvement est un lieu de rencontre pour celles et ceux qui désirent coopérer avec la grâce que Dieu ne cesse de déverser sur chaque personne, rechercher la volonté divine et s’unir à Celui qui est Tout Amour et Miséricorde.

Les Communautés de la Sainte Famille proposent de vivre à l’image de la Famille de Nazareth, en mettant le Christ au centre de toute vie, qu’elle soit familiale, communautaire ou personnelle. Ainsi tourné vers le Christ et en développant sa vie intérieure et spirituelle, chacune et chacun pourra répondre à l’appel de l’Église.

Le Mouvement des Communautés de la Sainte-Famille organise des « Vacances Chrétiennes », conçues comme un « laboratoire de la joie », expérience de l’Esprit Saint, à l’image des premières communautés chrétiennes.

Les propos qui suivent, recueillis par Isabelle Le Roué auprès du Père Gilles Rousselet, prêtre de la congrégation de Saint Jean Eudes, accompagnateur du mouvement et de ce projet depuis plusieurs années, présentent ici l’originalité des Vacances Chrétiennes (entretien paru dans France Catholique n°3542 du 2 juin 2017).

Qu’est ce que les vacances chrétiennes ?

Quelle est l’originalité des vacances chrétiennes ?

Vous connaissez bien ce passage d’Évangile où les disciples reviennent de mission (Mt 6, 30-31). Il y a eu beaucoup de fruits et Jésus les emmène à l’écart pour qu’ils puissent se reposer. Le récit ne dit pas ce qui s’est passé dans ce temps de repos avec le Seigneur, et ce qu’ils ont échangé, mais la suite est frappante. Même si ça n’a pas duré bien longtemps, quelle fécondité : les foules sont là, nombreuses, comme des brebis sans bergers, affamées… et les apôtres vont leur donner à manger !
Dans le dictionnaire, le mot vacances vient du latin vacans, état de ce qui est vacant, inoccupé, vide… nous préférons le concevoir comme un temps que Dieu nous donne – car après tout il s’est lui aussi reposé – de mise en disponibilité pour recevoir l’Esprit Saint. Pour cela nous proposons un composé harmonieux de nourriture pour le corps, l’âme et l’esprit : le cadre, la nature, les services partagés, l’ambiance permettent vraiment un temps de repos et de convivialité ; des temps d’enseignement et de partage, la louange, la lectio-divina, l’eucharistie quotidienne, une chapelle pour la prière personnelle et communautaire. L’Église est intergénérationnelle, la famille est le fondement de la société humaine. Cette réalité tient une grande place dans notre projet.
Ces vacances chrétiennes offrent la possibilité de vivre dans l’esprit des premières communautés chrétiennes dont les membres partageaient ensemble ce qu’ils avaient reçu de Jésus de manière originale et féconde. En ce sens c’est un laboratoire de la joie, et de la foi.

La communauté de Jérusalem, reconnue comme la matrice de toute communauté chrétienne en croissance vivait en se nourrissant de manière équilibrée et constante des cinq essentiels, ou cinq vitamines : « Ils étaient assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun ; ils vendaient leurs biens et leurs possessions, et ils en partageaient le produit entre tous en fonction des besoins de chacun » (Ac 2, 42-45). D’abord la vie fraternelle pour être frère en Jésus. Une vie fraternelle vécue dans l’esprit de l’Évangile qui nous invite à accueillir l’autre, quel que soit son état de vie (personne seule, en couple, en famille, adulte, enfant), et plus particulièrement les « petits », les accidentés de la vie et les handicapés, pour favoriser leur insertion au sein de la communauté. C’est l’élément le plus important, car notre amour pour Jésus se mesure à l’aune de l’amour que nous portons aux autres.

Le deuxième essentiel est l’adoration, pour être Fille et Fils de Dieu, en ouvrant notre vie à la présence de Dieu dans la joie, en se laissant aimer par Lui, à Le prier, à Le célébrer, à Le louer… personnellement et en communauté. Puis La formation pour être disciple. Il s’agit, par le biais d’enseignements, de la lecture croyante de  l’Écriture, de grandir dans l’intelligence de la foi, de chercher à développer et à cultiver les dons de l’Esprit Saint reçus au baptême. Quatrième élément : le service, pour être serviteur de chaque personne et de toutes les personnes en fonction des charismes de chacun ; ça peut être le service de la liturgie, de la table, de l’animation des jeunes, de la louange, des moments de convivialité… Enfin, le dernier élément qui, comme les autres, se vit chaque jour en permanence, c’est l’évangélisation, pour  être apôtre et annoncer à ceux qui ne le connaissent pas que Jésus est mort et ressuscité pour nous sauver.

Concrètement, cela se passe comment ?

Depuis une quinzaine d’années, le Mouvement des Communautés de la Sainte Famille organise des vacances chrétiennes.

avez-vous suffisamment de recul pour en appréhender les retombées et, si oui, quelles sont-elles ?

 

 

J’en vois au moins quatre : le premier c’est la joie, une joie simple et profonde, celle qui devait animer les premières communautés chrétiennes ! Un approfondissement de la vie fraternelle, la redécouverte par chacune et chacun des dons et charismes reçus au baptême, le rayonnement de la vie chrétienne par la mise en œuvre de ces charismes. Le concile Vatican II a rappelé clairement que tous les baptisé.e.s ont le droit et le devoir d’exercer les charismes dont les plus puissants sont ceux de la charité et de la foi… 

 

 

Témoignages

Ce qui m’a le plus interpellé, c’est la foi que j’ai vue transparaître lors de nos temps de partage après les conférences. C’est dans la fraternité que je me suis immergée… Et que c’était bon ! Entre tous, de quelques mois à 84 ans, vivant tous ensemble au même rythme terrestre et divin !

__ MM

C’est l’occasion de me jeter dans les bras du Père comme un petit enfant qui vient réclamer son lot d’amour et lui remettre sa vie. C’est le moment où je prends le temps de me poser et de m’abandonner à Lui, de tout Lui remettre : joies, faiblesses, tentations, découragements… dans un face à face impossible à réaliser dans mon quotidien trépidant.

__ ID

Il y en a pour tous les goûts ; chacun peut y trouver ce qu’il cherche. Moi, ce sont les enseignements et les conférences ou les veillées du soir. Pour d’autres, ce sera la méditation des textes sacrés, pour d’autres encore, les partages informels lors des moments de convivialité. Le tout dans une atmosphère fraternelle, de respect et d’écoute mutuelle.

__ NP

Aux Vacances Chrétiennes, / Reposons-nous, zen. / Les repas sont délicieux. / En plus on rencontre Dieu.

Des activités pour chacun, / On en fait tous les matins. / La louange à 9h, / Ça fait tout notre bonheur.

Et puis la messe pour tous, / Juste avant le couscous, / Le couscous du Seigneur, / Où on peut enfin manger.

Après on chante, on prie avec qui on veut / On prie surtout avec Dieu.

Quand on s’est bien amusé, / On peut enfin goûter. / Aux vêpres à 18h30, / On prie, on chante.

Après il y a le dîner / Succulent comme le déjeuner. / C’est la fin de la journée, / Et tout le monde va se coucher.

A la fin de cette semaine / De Vacances Chrétiennes, / On n’a plus envie de partir, / On a plein de bons souvenirs.

__ des enfants